03/12/2013

Ensemble au service de la cohésion sociale

La politique sociale de la Ville de Genève se développe selon une option généraliste, contrairement à ce qui est pratiqué en France où l’action des pouvoirs publics se concentre sur les quartiers dits difficiles. C’est le sens de la cohésion sociale telle que nous souhaitons la mettre en place dans notre commune. Cette option a été confirmée par une révision législative qui assoit une répartition des tâches entre l’État (responsable de l’aide sociale individuelle) et les communes (en charge des aides collectives). Ce cadre légal favorise une plus grande lisibilité de notre action sociale de proximité.


La commune, en effet, est la collectivité publique la plus proche du citoyen et donc la mieux outillée pour développer des  actions et soutenir des projets afin de renforcer le sentiment d’appartenance des habitants et leur responsabilité à l’égard de cette communauté. La politique sociale mise en œuvre répond à des besoins nouveaux et aux réalités émergentes dans la ville, comme  les sentiments d’insécurité, l’isolement de certains groupes de population, surtout les aînés. Elle propose une alternative au désintérêt toujours plus évident pour l’engagement associatif.

Les professionnels de l’action sociale sont donc invités à aller sur le terrain, à la rencontre des habitants, pour développer la prévention, agir en amont, avant que le lien ne se rompe et compléter l’action des maisons de quartier et des centres de loisirs, notamment.

Au-delà du service social, les synergies entre les différents services publics et les partenaires associatifs et privés permettent de proposer une offre de prestations très riche et diversifiée. Certains projets ne sont possibles, d’ailleurs, qu’à travers ces collaborations. Je peux citer le prêt de salles de gym aux jeunes du quartier, les rencontres intergénérationnelles entre les résidents d’un EMS et les enfants d’une crèche, les programmes de prévention dans les écoles, les animations dans les parcs et sur les places, ou encore certaines manifestations sportives ou festives dans les rues...

Je trouve formidable que ces activités puissent se mettre en place grâce aux bonnes volontés des habitants. Cependant, la réalité de la vie actuelle, ses rythmes et ses contraintes, met à mal ces engagements spontanés. Et, parfois ces solidarités de voisinage ont besoin de soutien et de coordination. C’est là que l'action des UAC devient incontournable.

Dans plusieurs quartiers, par exemple à la Jonction ou aux Eaux-Vives, les partenaires locaux ont constitué des plateformes coordonnées par les UAC, qui permettent d’échanger autour de préoccupations communes et d’organiser une action concertée. Ces moments sont essentiels pour traiter certaines situations délicates et complexes.

Là encore, travailleurs sociaux de l’action communautaire, du travail social hors murs et des maisons de quartier collaborent en bonne intelligence. Les uns et les autres tirent à la même corde : prendre en compte les préoccupations des habitants pour améliorer directement et concrètement  leur qualité de vie.

 

Esther Alder

Conseillère administrative

 

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