10/12/2013

Maintenir un climat serein et paisible

A l’heure où certains envisagent d’importantes coupes dans le budget social de la Ville de Genève, j’aimerais attirer l’attention sur les inégalités et les risques que ces inégalités engendrent à l’échelle de notre collectivité locale.


Première commune du canton par sa population et sa densité, la Ville cumule sur son territoire des réalités sociales préoccupantes : un taux de chômage et d'aide sociale supérieur à la moyenne cantonale, un revenu médian inférieur, un taux d'enfants scolarisés d’origine modeste important et un brassage de population élevé avec plus de 13'000 arrivées en 2012.

Ces données soulignent l’existence d’une fracture importante entre des communes qui présentent des signes inquiétants de précarité, comme la Ville, et d’autres communes plus privilégiées. A l’intérieur même de la Ville, on constate un clivage certain entre des hommes et des femmes qui vivent bien et une frange plus importante de population qui, régulièrement, peine à joindre les deux bouts.

Les politiques sociales sont mises en place pour répondre à ces réalités émergentes et à ces besoins. Il n’est donc pas surprenant que la Ville de Genève soit obligée d’investir plus de moyens financiers et de personnel que d’autres communes dans ce domaine. Dans les faits, cet investissement reste modeste puisque la politique sociale de la Ville ne représente que 4 % de son budget et lui permet de développer des prestations que le Canton serait bien en peine de financer.

C’est dans ce contexte que la Ville développe et met en œuvre depuis une dizaine d’années une politique sociale de proximité, notamment par le biais de ses collaboratrices et de ses collaborateurs des Unités d'action communautaire et des Espaces de quartier. Je me réjouis que, grâce aux Unités d’action communautaire, de plus en plus de personnes s’engagent au service de la collectivité pour faire vivre cette cohésion sociale dont nous avons tant besoin.

Éviter l’isolement, favoriser les rencontres et la convivialité, promouvoir des gestes simples de bon voisinage et de civilité, œuvrer au rapprochement entre les communautés, tout cela participe d’une action politique raisonnée, indispensable, qui contribue à renforcer des relations sociales de qualité à l’échelle des quartiers.

En dépit des inégalités et des écarts de richesse mentionnés plus haut, Genève bénéficie d’un climat social serein et paisible. J’ose affirmer ici que l’action des UAC et la vie qui se développe dans les Espaces de quartier n’y sont pas étrangères !

 

Esther Alder

Conseillère administrative

 

16:16 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.