25/02/2014

Appel à la jeunesse : cultivez vos rêves !

Près de 1000 jeunes issus de 41 communes genevoises ont participé à la Soirée citoyenne du 24 février organisée par le Service de la Jeunesse de la Ville de Genève. Ils ont eu, ou vont avoir 18 ans cette année. Ils ont probablement associé la majorité civique à la liberté, avec raison. Ils peuvent désormais agir selon leurs propres choix, dans le cadre de la loi. Au cours de cette soirée, à l’ambiance très festive grâce aux excellentes animations des humoristes de l’émission sur Couleur 3 « 120 secondes » et des musiciens du Vincent Kessi’s Free Fellowship Band, j’ai souhaité attirer l’attention de nos nouveaux citoyens sur un point qui me semble essentiel : il n’y a pas de véritable liberté sans responsabilité ! Ou, selon la célèbre citation de Nelson Mandela : « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres ».


Les jeunes entrent dans la vie adulte dans un contexte marqué par de nombreux problèmes : le chômage est préoccupant, le sentiment d’insécurité incite au repli identitaire dans plusieurs pays, dont le nôtre, la précarité s’accroît et le fossé entre riches et pauvres se creuse toujours davantage. Sans oublier les inquiétudes que les jeunes peuvent avoir concernant l’état de la planète qui  se dégrade à grande vitesse sous l’effet d’une croissance qui n’a plus de limites.

Faut-il pour autant se résigner, baisser les bras ? La réponse est non. L’espoir d’un monde meilleur n’est pas vain. Beaucoup reste à faire, et nous avons plus que jamais besoin de l’engagement et de l’enthousiasme des jeunes pour bâtir une société plus juste. En Suisse, tandis qu’il existe des instruments de démocratie directe offrant un grand pouvoir aux citoyens, le taux d’abstention est généralement élevé lors des élections et des votations, et la victoire, en réalité, revient souvent à l’indifférence. Il faut admettre que les processus démocratiques sont lents. C’est bien normal : les réponses à des problèmes qui deviennent de plus en plus complexes nécessitent du temps.

L’histoire montre pourtant que l’exercice des droits populaires peut infléchir la politique suisse de manière substantielle. Gardons en tête l’exemple des femmes qui, grâce à la mobilisation des citoyens, ont obtenu le droit de vote en 1960 à Genève, et en 1971 en Suisse. Ou encore l’initiative déposée en 2000 portant sur l’adhésion à l’ONU en 2002, acceptée par 54,6% des citoyens.

Pour reprendre les termes de Luc Barthassat, le Conseiller d’État en charge de l’environnement des transports et de l’agriculture, dans son discours aux jeunes, « notre pays offre la chance à chacune et à chacun d'entre vous - avec des efforts et de la persévérance - de devenir la personne qu'il souhaite être. Vous êtes les ambassadeurs de ce pays, de cette Genève internationale où les gens ont le droit de dire ce qu'ils pensent ».

J’invite donc les jeunes à voter, et à utiliser les droits d’initiative et de référendum. Je les invite à ne jamais désespérer, à s’engager dans le monde, à refuser l’injustice et à ne pas se laisser décourager par les échecs qu’ils devront peut-être affronter. Ils sont parfois un excellent tremplin pour rebondir vers des horizons meilleurs. Michel Pont, l’entraîneur adjoint de l’équipe suisse de football, et Yves Daccord, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge, tous deux invités à la Soirée citoyenne, ont offert un beau témoignage de persévérance. Ils ont toujours rebondi face aux difficultés rencontrées sur leur chemin.

Que les jeunes cultivent leurs rêves. Ils sont leur boussole, et les mèneront le plus sûrement sur la bonne route ; celle qui mène à une vie meilleure pour tous.

La Ville de Genève, le canton et la Suisse ont besoin de leur courage, de leur énergie et de leurs talents !


Esther Alder,

Conseillère administrative

 

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