20/05/2014

Pensons l’avenir avec les jeunes

Contrairement à certains clichés qui présentent les jeunes comme désabusés et violents, je suis persuadée que ces derniers sont créatifs, engagés et solidaires. Lancé lundi, le festival ÀVENIR entend le démontrer.


Fruit d’un partenariat entre le Département de la cohésion sociale et de la solidarité d’une part et l’Association J-Evénement, la Haute école de travail social et la Haute école d’art d’autre part, cette manifestation propose d’ouvrir la réflexion sur les attentes des jeunes de 15 à 25 ans à travers toute une série d’activités. Quelle vision les jeunes ont-ils des problèmes actuels ? Comment envisagent-ils de les résoudre ? De quelles ressources disposent-ils ? ÀVENIR les incite à débattre de toutes ces questions pendant une semaine. 

La jeunesse a souvent une vision des choses différentes de celle des adultes, qui constitue un enrichissement et mérite d’être prise en considération. Les jeunes sont capables d’imaginer des solutions novatrices non seulement à leurs propres problèmes, mais aussi aux questions qui préoccupent notre société. En effet, ils affrontent aujourd’hui de multiples défis, et développent des compétences particulières pour y répondre. Ils sont aux prises avec un environnement économique et social confus. Parfois, après la fin de leurs études ou de leur formation, ils peinent à trouver un travail et se retrouvent au chômage. Ceux qui gagnent de petits salaires ne parviennent que difficilement à se loger à Genève. Les modèles véhiculés par la publicité et les médias, souvent déconnectés de la réalité, peuvent leur renvoyer une image négative d’eux-mêmes. Dans ce contexte, certains jeunes décrochent, ou adoptent des comportements dangereux.

Nous devons écouter les jeunes. Ce sont eux qui feront la ville de demain, et il est temps de chercher des solutions avec eux. J’aimerais les encourager à relever trois défis exigeants pour l’avenir de Genève. Tout d’abord, le défi de la solidarité. L’idéologie du chacun pour soi ne mène à rien : on peut faire ce constat tous les jours. Les problèmes d’un monde globalisé exigent des solutions collectives et solidaires. Dans ce cadre, l’individualisme apparaît de plus en plus comme une aberration. En restant dans son coin à cultiver des intérêts égoïstes et des particularismes d’un autre âge, on court à la catastrophe.

Ensuite, le défi de l’écologie. Nous avons pris conscience des dangers qui menacent la Terre, mais c’est aux jeunes que reviendra la lourde tâche de la sauver. Une tâche qui ne peut réussir que grâce à une mobilisation quotidienne d’envergure. J’invite tous les jeunes à prendre soin de notre planète, à l’échelle qui est la leur, c’est-à-dire à leur domicile, dans leur quartier, dans leur ville.

Enfin, le défi des nouvelles technologies. La société de l’information est en train de naître et avec elle de nouveaux pouvoirs, de nouveaux enjeux. Les nouvelles technologies peuvent être utilisées pour le meilleur ou pour le pire. Facebook peut être un instrument qui sert à créer des liens, mais aussi à exclure. J’invite les jeunes à faire de ces évolutions un tremplin vers un monde plus intelligent et plus généreux. Ils ont beaucoup d’imagination, et je leur fais confiance pour inventer le monde demain.


Esther Alder,

Conseillère administrative



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