27/05/2014

Tarifs des crèches: une adaptation mesurée

Récemment, la presse s’est fait l’écho d’une rumeur selon laquelle les tarifs des crèches subventionnées par la Ville allaient augmenter massivement, notamment pour les familles issues de la classe moyenne. Je tiens à rassurer la population: il n’est pas question d’augmenter les tarifs de crèches à la rentrée.


Le Département de la cohésion sociale et de la solidarité que je préside planche actuellement sur une révision des tarifs en vigueur dans les institutions de la petite enfance. Révision souhaitée notamment par le PDC, qui a déposé une motion demandant au Conseil administratif d’élaborer des modèles de calcul du prix de pension en crèches plus favorables aux familles.

Les tarifs n’ont pas bougé depuis 1992 et il est en effet temps de les adapter. Les garder en l’état serait injuste pour les ménages dont le revenu est bas. En effet, compte tenu de l’augmentation du coût de la vie en 20 ans, les familles de condition modeste sont soumises à un taux d’effort réel toujours plus important.

Afin de prendre le pouls de la classe politique sur ce sujet, j’ai présenté les grands principes de notre réflexion devant une commission du Conseil municipal la semaine dernière. Cette démarche a été saluée par l’ensemble des partis politiques représentés.

Ces principes, je les avais déjà réaffirmés à plusieurs reprises dans la presse. Il s’agit d’une part de faire baisser les tarifs pour les familles à bas revenus, et d’autre part de les augmenter de manière raisonnable pour les classes de revenu les plus élevées. J’ai clairement expliqué qu’il n’y aura pas d’augmentation massive des tarifs pour la classe moyenne. Je connais les difficultés qu’elle traverse dans le contexte économique actuel, et il est hors de question de la pénaliser encore davantage.

Le Département de la cohésion sociale et de la solidarité a entamé une phase de consultation. Nous explorons plusieurs pistes de travail avec, en guise de cap, la loi sur les structures d’accueil de la petite enfance et l’accueil familial de jour, qui prévoit de fixer la participation financière des parents en fonction de leur capacité économique. Laissons cette consultation se dérouler, plutôt que de polémiquer. Je veillerai à ce que le projet tienne compte des avis exprimés, tant par les élus municipaux que par les représentants de la petite enfance.

Quant à moi, j’ai toujours soutenu l’accessibilité des crèches pour toutes les familles, quels que soient leurs revenus. Une réforme des tarifs doit, à mon sens, préserver la mixité sociale dans les institutions de la petite enfance.


Esther Alder,

Conseillère administrative



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Commentaires

Ces tarifs qu'il s'agit d'adapter...
Comme il serait bon de suivre également cette idée quant aux primes de la Lamal.
Petits salaires ou rentes: primes adaptées.
Pourquoi les rentiers AVS qui n'ont pas moins de factures que les "actifs" à régler n'ont-ils pas droit comme tout le monde à un "treizième mois" en laissant le soin aux rentiers fortunés de refuser ce treizième mois en l'offrant à l'AVS... en fidélité aussi au Préambule cité en ce blog de la Constitution fédérale de 1999: "La force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres"

Écrit par : Solange | 27/05/2014

Merci pour votre réaction. Dans cette période marquée par l'instabilité économique et la remise en question des acquis sociaux, il est essentiel de veiller au renforcement de la cohésion sociale, avec une attention particulière pour les personnes et les familles aux revenus modestes.

Esther Alder

Écrit par : Esther Alder | 28/05/2014

Chère Madame, la hausse des prix est difficile pour tout le monde. Au lieu de baisser le prix des pensions pour les uns et monter celui des autres, peut-être pourriez-vous instaurer un statu quo pour les premiers? Ainsi la hausse sera moins violente pour les seconds. Comme d'habitude, état socialiste, les riches paient pour les moins riches. Il serait temps d'arrêter de prendre le citoyen pour une vache à lait.. Après les difficultés à trouver une place, on va se faire saigner à blanc? Je suis dégoûtée.

Écrit par : Dana | 30/05/2014

Chère Madame, merci pour votre réaction. Je tiens à vous rassurer: personne ne va se faire saigner à blanc. Il n'y aura pas d'augmentation importante pour la classe moyenne, dont je connais les difficultés. Les tarifs seront majorés de manière raisonnable pour les très hauts revenus. Dans tous les cas, aucune augmentation ne sera introduite à la rentrée.

Esther Alder

Écrit par : Esther Alder | 03/06/2014

Chère Madame,

Pourriez-vous préciser de ce que vous entendez par "faible revenu", "classe moyenne", "haut revenu" ?

Par exemple : 160'000 fr. (mentionné par la TdG) = 2 x 80'000 fr. = un revenu net de 6'100 fr. (x 13) par parent.

En d'autres termes, assumez-vous que, pour vous, toute famille dont les deux parents gagnent 6'100 fr./mois est un "haut revenu" ?? (soit probablement l'ensemble des fonctionnaires de la ville de Genève de plus de 30 ans).

Merci d'être claire et de ne pas employer des termes sans en préciser les contours.

Bien cordialement,
Gil.

Écrit par : Gilx Favre | 09/06/2014

Cher Monsieur, je vous remercie pour votre réaction. Je ne peux pas préciser à ce stade les contours exacts des catégories que vous mentionnez. En effet, mes services sont en train d'étudier divers scénarios, qui n'ont pas encore abouti à la formulation d'un projet. Quant aux chiffres qui ont été publiés dans la Tribune, j'ai dit dans un courrier adressé à ce journal et paru le 27 mai qu'ils étaient fantaisistes. Mon cap et celui de mon Département est la loi sur les structures d’accueil de la petite enfance et l’accueil familial de jour, qui prévoit de fixer la participation financière des parents en fonction de leur capacité économique. Je veillerai personnellement à ce que le projet soit équilibré.

Écrit par : Esther Alder | 11/06/2014

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