24/09/2014

Une association pour les accueillantes familiales de jour

 

J’ai eu le plaisir d’inaugurer hier la nouvelle association de coordination des accueillantes familiales de jour. La réalisation de ce projet me tenait particulièrement à cœur. Je me suis battue pour que la Ville de Genève dispose elle aussi d’une telle structure, à l’instar d’autres communes. Le Conseil municipal m’a soutenue dans ce combat. En 2013, il a traité en commission une motion signée par tous les partis qui demandait la mise en place d’une structure de coordination pour l’accueil familial de la petite enfance. Précédemment, il avait accepté, en 2008, une motion du Parti démocrate-chrétien qui requérait une pluralité des modes de garde des enfants en bas-âge et le développement de l’accueil familial de jour.


 

Il est en effet important pour les parents d’avoir une variété de modes de garde à disposition. Grâce aux mamans de jour, la Ville complète donc son dispositif d’accueil de la petite enfance, et diversifie les modèles de prise en charge des enfants. L’accueil familial de jour est une solution originale pour répondre à la demande de places pressante des parents.

Ce concept permet notamment une prise en charge individualisée et familiale des enfants. Il convient particulièrement bien à ceux qui ont des difficultés à s’adapter à la vie en collectivité, puisqu’il offre stabilité et convivialité aux petits. Il est en outré approprié aux bébés sensibles au bruit. 

Grâce à la création d’une association pour coordonner l’accueil, les accueillantes familiales de jour ont un statut d’employées et les avantages qui accompagnent celui-ci. Les parents sont assurés de la qualité de leurs prestations, puisque les accueillantes bénéficient d’une formation et d’une autorisation cantonale de pratiquer. L’association coopère étroitement avec le Bureau d’information petite enfance (BIPE), qui collecte les demandes des parents.

L’association a déjà recruté douze employées, qui s’occupent d’une trentaine d’enfants. A terme, il devrait y avoir environ 20 accueillantes qui prendront en charge une soixantaine d’enfants. Pour le moment, ce dispositif s’adresse uniquement aux enfants de 2 mois à 4 ans. A terme, je souhaite qu’il puisse intégrer les enfants jusqu’à 12 ans.

Comme c’est le cas pour les crèches, le prix de la pension chez une maman de jour est pondéré en fonction du revenu. Les coûts s’avèrent intéressants pour les parents, puisqu’ils représentent 80% du tarif en crèche. Ainsi, pour un revenu annuel net de 40'000 francs, le coût d’une accueillante familiale de jour à plein temps se monterait à 2960 francs par an pour un enfant, contre 3700 francs pour une place en crèche. Pour un revenu annuel de 100'000 francs, ces chiffres sont respectivement de 8600 francs et 10'750 francs.

Les coûts supportés par la collectivité se montent à 18'000 francs par an pour une place auprès d’une accueillante familiale de jour, et 30'000 francs pour une place en crèche après déduction de la pension versée par les familles.

 

 

 

 

 

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Commentaires

La profession d'accueillant(e) est-elle réservée aux femmes? N'y a-t-il pas là une discrimination anti-hommes? La garde d'enfants (mamans de jour et jamais papa de jour) sera-t-elle ad eternam une tâche exclusivement féminine? Bonjour l'égalité.....

Écrit par : Arnica | 24/09/2014

Bonjour,
Merci pour votre commentaire, qui me permet de préciser que la profession est aussi ouverte aux hommes. Pour l'instant, seules des candidates féminines ont déposé leur dossier.

Écrit par : Esther Alder | 25/09/2014

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