11/11/2014

La citoyenneté se construit dès le plus jeune âge

 

Il y a un an, à l’occasion du 25e anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, la Ville de Genève lançait le projet « 2014, année de l’enfance ». Dans le cadre de ce projet, la Ville a recensé et analysé l’ensemble des prestations offertes aux enfants et confronté celles-ci avec les exigences posées par la Convention. Ce travail d’évaluation et d’autocritique, auquel tous les départements de l’administration ont participé, a fait l’objet d’une publication que j’ai présentée lundi devant les médias.


 

Le travail d’analyse a porté sur les équipements et les prestations pré-scolaires, l’accueil parascolaire, les infrastructures scolaires et sportives, les camps d’été et les ateliers sportifs et artistiques, les programmes des musées et des bibliothèques, les places de jeux, les espaces publics et les parcs, et aussi les informations délivrées aux enfants.

Il ressort de cette enquête que la Ville offre des prestations de qualité aux enfants. Néanmoins, elle doit poursuivre ses efforts pour continuer à défendre cette qualité et pour en assurer la pérennité, en particulier dans les domaines de l’égalité des chances et de la participation. Nous avons constaté que certains enfants n’ont malheureusement pas accès à un niveau de vie suffisant. Nous devons donc nous donner les moyens de les identifier pour leur venir en aide. Par ailleurs, les prestations peuvent présenter des disparités d’un lieu à l’autre et méritent d’être harmonisées. Nous devons aussi remédier à la difficulté d’accès aux équipements que rencontrent les enfants handicapés.

Quant à la participation des enfants à la vie de la cité, nous pouvons clairement faire mieux. Les enfants devraient être mieux entendus à propos de l’aménagement des places de jeux, des préaux et de l’espace public en général. Nous réfléchissons aux moyens de former les enfants à la participation citoyenne. Ils pourraient par exemple être intégrés dans les processus de consultation liés aux contrats de quartier. J’envisage personnellement de mettre en place des conseils ou des sessions d’enfants afin de susciter chez eux le goût du débat.

Evidemment, une participation accrue des enfants à la vie de la Cité ne saurait être un exercice-alibi. Elle doit avoir un impact réel. C’est pourquoi, au sein du Département de la cohésion sociale et de la solidarité, nous réfléchissons à la mise au point d’un dispositif qui permettrait aux enfants d’exercer leur droit de pétition, et de voir leurs pétitions examinées par le Conseil municipal et le Conseil administratif. Nous songeons aussi à adapter les informations que la Ville publie sur son site internet, afin qu’elles soient accessibles à un public enfantin.

Au terme de cette année de travail, il apparaît indispensable de valoriser le statut de citoyen de l’enfant. La Ville va s’efforcer à l’avenir de tenir compte des besoins des enfants dans toutes ses politiques publiques.

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