06/03/2015

Droits des femmes : la solidarité est notre force, ne la laissons pas s’éteindre!

 

Dans la perspective de la Journée internationale de la femme du 8 mars, j’aimerais attirer l’attention sur la situation des femmes dans le monde. Il y a 20 ans, en 1995, la quatrième Conférence mondiale sur les femmes de Pékin débouchait sur un programme d’action en faveur de leur autonomisation sociale, économique et politique. De nombreux progrès ont été réalisés dans les domaines de la santé, de l’éducation, du droit ou du travail. Mais de nombreuses promesses n’ont pas été tenues.


 

En particulier, la violence contre les femmes a pris les proportions d’une pandémie. Une étude publiée en 2013 a démontré que 35% des femmes dans le monde ont été victimes de violence physique ou sexuelle. Dans certains pays, ce chiffre monte jusqu’à 70%. On estime qu’une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie.

Les mutilations génitales demeurent un véritable fléau. Environ 100 à 140 millions de filles ou de femmes vivant actuellement ont subi de telles mutilations, principalement en Afrique et dans certains pays du Moyen-Orient. Les crimes d’honneur tuent environ 5000 femmes chaque année. Des centaines de milliers de femmes sont victimes de traite tous les ans à des fins de prostitution, d’esclavage sexuel ou de travail forcé. 700 millions de femmes vivant aujourd’hui ont été forcées à se marier avant leurs 18 ans.

Cependant, la forme la plus courante de violence subie par les femmes est celle qui est infligée par le partenaire masculin. Aujourd’hui, la moitié des femmes victimes d’homicide sont tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint.

Rien ne justifie une telle violence contre les femmes. Cette violence est criminelle, mais il n’y a pas de méthode générale pour l’éradiquer. La résolution 1325 de l’ONU sur « les droits des femmes, la paix et la sécurité », adoptée en l’an 2000, a mis l’accent sur la responsabilité qui revient à tous les pays de poursuivre en justice les personnes coupables de crime envers les femmes. Elle demande aussi aux parties à un conflit armé de prendre des mesures pour protéger les femmes et les jeunes filles des violences sexuelles.

Cette résolution reste le plus souvent lettre morte. La violence contre les femmes a pourtant des coûts énormes pour l’humanité. Aux Etats-Unis par exemple, ce coût dépasse 5,8 milliards de dollars par an. On sait aujourd’hui que la violence contre les femmes aggrave les difficultés sociales et économiques partout dans le monde. Pourtant, les femmes représentent les plus grandes ressources pour le développement, et se priver de leur potentiel est une mutilation pour le monde entier.

J’aimerais inviter les femmes d’ici à lutter pour les droits des femmes d’ailleurs. Car c’est en défendant les droits de toutes les femmes que l’on défend au mieux nos propres droits. La solidarité est notre force, ne la laissons pas s’éteindre !

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