19/10/2016

Le Service des Pompes funèbres fête ses 150 ans

Le 30 octobre, le Service des Pompes funèbres, cimetières et crématoire de la Ville de Genève fêtera ses 150 ans. Une Journée portes ouvertes aura lieu au Centre funéraire de Saint-Georges. Le public pourra se familiariser avec les différents métiers du Service, qui sont souvent méconnus, tant la mort est un tabou qu’il est difficile de briser.


Les employés du Service des Pompes funèbres assument une mission délicate et complexe, 365 jours par an. Ils doivent accueillir les personnes endeuillées, les écouter et les conseiller, procéder aux levées de corps, effectuer la toilette mortuaire, organiser les obsèques… Tout cela dans le respect des convictions des familles et des défunts.

Le Département de la cohésion sociale et de la solidarité a mandaté le journaliste Nic Ulmi pour relater dans un livre* le quotidien des collaboratrices et collaborateurs du Service des Pompes funèbres, son histoire et l’évolution des pratiques funéraires dans un contexte de plus en plus multiculturel. Magnifiquement illustré par des photographies de Steeve Iuncker, ce livre aborde aussi la question de notre rapport à la mort.

Une des caractéristiques des Pompes funèbres de la Ville est de proposer la gratuité des obsèques. Cette prestation, entérinée en 1898 par le Conseil municipal, reflète l’esprit qui a présidé à la création du Service en 1866. Dans la foulée de la révolution radicale menée par James Fazy, qui a jeté les bases d’une politique sociale en faveur des personnes démunies, il s’agissait alors de permettre à ces dernières d’avoir des funérailles décentes et de lutter contre les abus des marchands d’articles funéraires. Aujourd’hui, c’est la volonté de garantir une prestation de qualité accessible à tous les habitants qui justifie la gratuité des funérailles.

Le 150ème anniversaire du Service des pompes funèbres est aussi l’occasion de mettre de la vie au cœur de la mort. En 2011, lorsque j’ai pris mes fonctions au Département de la cohésion sociale et de la solidarité, j’ai souhaité ouvrir plus largement les cimetières à la population. Il me paraissait en effet possible d’exploiter leur potentiel architectural et paysager.

Des événements inédits, comme des concerts et des lectures pour les enfants, ont donc été organisés pour inviter les gens à se questionner sur les thèmes de la mort et de la séparation. La Journée portes ouvertes du 30 octobre s’inscrit dans cette perspective. Différents types de visites guidées seront proposés, ainsi que deux concerts, des moments de rencontre avec les collaborateurs du Service, des lectures de contes sur la mort et une séance de dédicace avec l’auteur du livre.

J’espère que vous serez nombreux à aller à la découverte d’un service public porté par des professionnels engagés !

*Nic Ulmi, Au service du deuil. Un siècle et demi de pompes funèbres publiques à Genève, éditions Slatkine

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