01/01/2017

Mon vœu pour 2017: remettre l'économie au service des humains

En ce premier jour de l’année 2017, je tiens à présenter à tous les habitants de notre belle ville mes meilleurs vœux de bonheur, de santé et de prospérité ! Malgré un contexte qui s’assombrit, je conserve l’espoir que nous pouvons trouver collectivement des solutions pour rendre le monde meilleur. Il me paraît en particulier urgent de remettre la question de la justice sociale au cœur de la société, et surtout au cœur de l’économie.


L’année 2016 a été riche en enseignements. La colère contre la mondialisation et le creusement des inégalités qu’elle génère s’est exprimée à plusieurs reprises dans les urnes, d’une manière inattendue. Dans les médias, de nombreux sociologues, historiens et commentateurs ont mis en évidence le lien entre la détérioration des conditions d’existence et la montée de l’extrême-droite et des populismes. Certains ont même tissé un parallèle entre ce qui se passe actuellement et les années 30.


Malgré sa richesse et son dynamisme, Genève n’est pas une île. Un rapport du Conseil d’Etat sur la pauvreté, publié l’été passé, démontre clairement que la précarité augmente et que les inégalités salariales s’étendent aussi dans notre ville et dans notre canton. Près d’une personne sur cinq est ainsi concernée par le risque de pauvreté monétaire, et 21% des enfants entre 0 et 14 ans vivent dans un ménage au bénéfice d’au moins une prestation d’aide sociale. Le rapport établit également que le nombre de travailleurs pauvres augmente, tout comme les emplois atypiques et précaires.


Les inégalités de revenus ne créent pas seulement la frustration, elles engendrent aussi le ressentiment et la violence. C’est pourquoi il est important de mettre l’économie au service des humains, et non l’inverse ! Je forme donc le vœu qu’en 2017, nous nous sentions toutes et tous davantage concernés par la question sociale.

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