08/03/2017

Il n’y a pas d’égalité dans l’exercice du droit à la ville

Grâce aux travaux effectués par des géographes et des urbanistes, on prend aujourd’hui conscience que les villes ont été conçues par les hommes et pour les hommes. De nombreux phénomènes sexistes en découlent. Par exemple, les hommes investissent davantage l’espace public, et les femmes sont souvent victimes de harcèlement. Des études montrent que selon les pays, 60 à 90% des femmes sont confrontées au harcèlement de rue. Selon un sondage réalisé par la Ville de Lausanne l’année passée, 72% des femmes âgées entre 16 et 25 ans ont subi une forme de harcèlement.


Le sexisme en milieu urbain se concrétise aussi par des politiques publiques qui privilégient les loisirs masculins. Il en résulte que les femmes ont un usage restreint de l’espace public, et qu’elles adoptent des stratégies d’évitement qui réduisent leurs libertés. Force est de constater que le droit à la ville ne s’exerce pas de manière égalitaire aujourd’hui.

Une prise de conscience est cependant en cours. A Genève, une motion cosignée par les Verts, les socialistes et Ensemble à gauche a été déposée au Conseil municipal le 7 mars. Elle demande au Conseil administratif la mise en place de mesures visant à protéger et à soutenir les victimes de harcèlement de rue. Une motion contenant les mêmes exigences a également été déposée au Grand Conseil à la fin du mois de février.

Les pouvoirs publics ont également commencé à réfléchir à la question du sexisme en milieu urbain. En 2014, la Ville de Genève a mené un programme de sensibilisation sur le thème « genre et sport », qui a réuni le Département des finances et du logement, le Département de la cohésion sociale et de la solidarité et le Département de la culture et du sport. Entre août 2016 et janvier 2017, plusieurs services impliquant différents Départements ont donné leur appui à une enquête sur la pratique du sport par les femmes à Genève, dont les résultats détaillés seront communiqués prochainement. Dans notre ville comme ailleurs en Europe, on constate que l’offre d’activités sportives bénéficie majoritairement aux hommes, et les femmes pratiquant un sport dans l’espace public sont souvent victimes de sexisme. Il est donc temps d’agir pour faciliter l’accessibilité des infrastructures sportives aux femmes.

Les femmes doivent pouvoir exercer leur droit à la ville en toute quiétude. Le droit à la ville, c’est la possibilité de circuler librement, en sécurité, dans tous les quartiers de la ville, en tout temps et pour les activités tant professionnelles que familiales, culturelles, de loisir, etc. Bien entendu, c’est aux hommes de changer de comportement. Mais les femmes ont le devoir de revendiquer leur droit à la ville haut et fort, et de s’engager afin qu’il soit un jour exercé de manière parfaitement égalitaire.

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Commentaires

Oui vous avez parfaitement raison et je vous soutien entièrement sur le principe, chaque femme (et homme aussi) devrait pouvoir se promener a toute heure et n'importe ou en toute sécurité et sans stress.

Maintenant j'aimerais bien savoir comment vont se concrétiser des propositions comme "la mise en place de mesures visant à protéger et à soutenir les victimes de harcèlement de rue".

Parce que ce sont quand même les verts-roses qui minimise cela depuis des années en remplacent l'insécurité par le "sentiment subjectif d'insécurité", en parlant en novlang d'incivilités au lieu d'appeler les choses par leurs vrais noms: Des agressions verbales, des menaces, voir plus...

Alors vous voilà finalement, au nom du féminisme, face a vos propres contradictions !

A suivre

Écrit par : Eastwood | 08/03/2017

Il y a 38 ans les femmes sont sorties par centaines de milliers dans les rue de Téhéran pour refuser le voile, ce voile que vous femmes de gauche imposer à toutes les musulmanes du monde aujourd'hui! (8/3/1979 Téhéran) sur youtube

Écrit par : Degoumois Dominique | 08/03/2017

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