22/05/2017

Les villes renforcent leur engagement en faveur des migrants

Les villes suisses veulent devenir des acteurs de premier plan dans la politique d’asile. En adoptant vendredi à Zurich un document de stratégie sur la politique d’intégration et, sur proposition de Genève, une Déclaration « Villes refuges », quelque 60 villes membres de l’Initiative des villes pour la politique sociale ont pris l’engagement d’améliorer et de renforcer l’accueil des migrants. La Déclaration manifeste la détermination des villes à collaborer davantage entre elles, mais aussi avec les cantons et la Confédération, dans le domaine de l’asile.


La politique d’asile a aujourd’hui une dimension urbaine évidente. En effet, les villes doivent gérer non seulement les défis immédiats posés par l’accueil des migrants, comme l’hébergement, mais aussi les défis à long terme. A l’avenir, il faut s’attendre à ce que des centaines de milliers de personnes continuent à fuir les guerres, les persécutions, le réchauffement climatique et la pauvreté qui sévissent dans leur pays. De nombreux migrants vont donc s’établir et vivre dans nos villes. Celles-ci doivent s’assurer qu’ils obtiennent les meilleures conditions de départ dans nos sociétés, afin qu’ils puissent y travailler et y prospérer. Les villes ont non seulement un devoir humanitaire à accomplir, mais il leur faut aussi remporter le pari de l’intégration et de l’inclusion.

Avec la Déclaration « Villes refuges », les villes s’engagent notamment à diminuer les obstacles administratifs pour intégrer rapidement les réfugiés dans le marché du travail et la société, à encourager la cohabitation entre toutes les communautés culturelles, et à mettre à disposition des hébergements en surface. Quant au document de stratégie concernant la politique d’intégration, il contient une série de recommandations pour améliorer la prise en charge des requérants d’asile et des réfugiés, notamment dans les domaines de l’hébergement, de l’intégration au monde du travail, de la santé, de l’éducation et de la formation. Les villes s’engagent à renoncer à la notion problématique de l’admission provisoire et à soutenir la proposition du Conseil fédéral d’introduire un statut de protection.

L’idée de cette Déclaration est née en 2015, en pleine crise migratoire. Cette année-là, 40'000 personnes avaient déposé une demande d’asile en Suisse. La Confédération, les cantons et les communes étaient à la recherche de logements supplémentaires. A l’instar des parlements de plusieurs villes suisses, le Conseil municipal s’était ému de la situation dramatique des migrants et avait accepté une motion qui demandait au Conseil administratif de réfléchir à la création d’un réseau de villes refuges en Suisse. Mandatée par le Conseil administratif pour ce dossier, j’ai pris contact dans un premier temps avec les villes de Lausanne, Berne et Zurich, que je tiens à remercier pour leur disponibilité et leur ouverture. L’Initiative des villes pour la politique sociale s’est ensuite intéressée à notre démarche et a proposé de la soumettre à ses membres. Merci à elle !

Je suis fière de l’engagement des villes en faveur des migrants !

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