Les jeunes ont le pouvoir d'arrêter le désastre écologique en cours

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Greta Thunberg fait des émules en Suisse. Dans un discours très remarqué lors de la COP 24 de Katowice (lire mon blog du 1er janvier 2019), cette jeune fille suédoise a dénoncé l’inaction des grands de ce monde en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Chaque vendredi, elle mène une grève scolaire devant le Parlement de son pays. Et il y a une semaine, environ 20'000 jeunes Suisses lui ont emboîté le pas dans les rues de plusieurs villes, dont Genève et Lausanne, pour réveiller les consciences.

Ce que les jeunes revendiquent, c’est de pouvoir vivre et grandir dans un environnement sain. En cela, ils font valoir leur droit à la vie, garanti par la Constitution fédérale et de nombreux traités internationaux. Or l’ultralibéralisme et sa vision utilitariste de la nature et des êtres humains détruisent tout espoir de survie sur cette Terre à moyen terme. Avançant sous couvert de rationalité, se présentant comme l’unique voie possible (le fameux « there is no alternative »), l’ultralibéralisme est en réalité une croyance qui a dégénéré en fondamentalisme, saccageant la planète et engendrant des inégalités de plus en plus graves.

Une catastrophe environnementale est en cours. De nombreux jeunes en ont pris conscience et ils militent pour un changement de système. Ils ont pris acte que le changement ne viendra pas d’en haut, à savoir des Etats, trop enclins à faire des concessions aux grands pollueurs de la planète pour favoriser les intérêts économiques. Ils découvrent le pouvoir de la mobilisation citoyenne, sans doute une des armes les plus puissantes pour faire reculer le danger mortel du réchauffement climatique. Avec leurs manifestations, les jeunes pourront peut-être arrêter le désastre. A condition qu’ils ne relâchent pas la pression sur les décideurs !

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