Mon voeu pour 2019: écoutons davantage la voix des enfants! (01/01/2019)

L’année 2018 restera gravée dans ma mémoire grâce à la COP 24, qui s’est déroulée en décembre à Katowice, en Pologne. Non pas que ce sommet ait été un succès, bien au contraire. Mais il a permis de révéler au monde entier une adolescente suédoise d’un courage exemplaire, devenue une icône de la lutte contre le réchauffement climatique : Greta Thunberg.

A Katowice, cette jeune fille de 15 ans a prononcé un discours poignant et juste. Fustigeant l’inaction des grands de ce monde, elle a appelé les enfants à « se mettre en colère » et à faire entendre leur voix. Elle-même mène depuis plusieurs mois une grève scolaire tous les vendredis pour manifester devant le Parlement suédois afin d’obtenir l’application de l’Accord de Paris par son pays. Des milliers d’enfants dans le monde entier lui ont emboîté le pas.

Alors qu’en cette année 2019, nous célébrons les 30 ans de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, les actions de Greta Thunberg et la mobilisation des plus jeunes en faveur du climat, pas encore très médiatisée, sont un signe d’espoir à plusieurs titres.

Tout d’abord, on voit que les enfants s’intéressent à des enjeux importants de dimension planétaire. Même très jeunes, ils sont capables de développer un sens civique, d’exprimer une opinion de nature politique et d’agir en vue du bien commun, à leur échelle.

Ensuite, cet appel à la mobilisation ne provient pas d’une experte précoce en communication politique, mais d’une jeune fille « différente », atteinte du syndrome d’Asperger. Cela ne l’empêche pas d’avoir une force de conviction hors du commun. Elle a d’ailleurs été sélectionnée par le Time Magazine comme l’un-e des 15 adolescent-e-s les plus influent-e-s de l’année 2018.

Enfin, on constate – et c’est profondément réjouissant – que les enfants parviennent à faire entendre leur voix, à se mobiliser, sans que l’initiative en revienne forcément aux adultes.

Même si de grands progrès ont été réalisés en matière de droits de l’enfant, il reste difficile de prendre leur parole au sérieux et de les considérer comme de véritables sujets de droit. Pour y parvenir, il me paraît essentiel de développer leur droit à la participation. La Ville de Genève a ouvert récemment une vaste réflexion sur ce thème. Je forme donc le vœu qu’en 2019, nous écoutions tous davantage les enfants. A toutes et à tous, je souhaite une excellente nouvelle année !

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