Construire le monde d'après

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Inaudibles, invisibles, illisibles, barbants… Ce sont quelques expressions qui ont été utilisées par les médias à propos des Verts. Autrefois. Quand la croyance dans les bienfaits de l’économie de marché et d’une croissance infinie était encore inébranlable. Quand le réchauffement climatique ne préoccupait que quelques scientifiques qui criaient dans le désert. Quand le creusement incessant des inégalités ne s’était pas encore traduit dans les urnes par des votes populistes, voire d’extrême-droite. Quand la disparition accélérée des petites exploitations agricoles était considérée comme un sacrifice nécessaire sur l’autel du Marché. Quand personne ne s’inquiétait du déclin de la biodiversité, dû à une emprise humaine toujours plus grande sur les habitats des différentes espèces… Quand, au nom de l’austérité, il semblait parfaitement normal de démanteler les services sociaux et de santé publiques, et d’envoyer les êtres humains à la casse. C’était autrefois. Le monde d’avant.

A force de foncer à toute vitesse dans le mur, aveuglés par une idéologie néo-libérale toute puissante, et malgré de nombreux avertissements, nous avons atteint notre destination. Nous y sommes, dans le mur, et nous y sommes profondément encastrés. Epuisée, en burn-out depuis de trop nombreuses années, notre planète a dit stop. Depuis, certains discours deviennent à nouveau audibles, visibles, lisibles et pertinents. Plus que jamais, l’écologie apparaît nécessaire pour relever les immenses défis qui nous attendent. La pandémie de coronavirus agit à cet égard comme un puissant révélateur des priorités qui serviront à construire le monde d’après. La lutte contre les inégalités et le réchauffement climatique et la mise en œuvre de la transition écologique en font partie. Depuis toujours, ces priorités sont celles des Verts. Les électrices et les électeurs de notre pays et de notre canton ne s’y sont pas trompés, et plébiscitent désormais les écologistes lors de chaque élection.

Deux Verts viennent d’être élus au Conseil administratif de la Ville de Genève : Frédérique Perler et Alfonso Gomez. Avec leurs collègues du Parti socialiste et du Parti démocrate-chrétien, ils devront mettre en œuvre la transition vers le monde d’après. Une tâche ardue et semée d’embûches, mais tellement passionnante ! Ils ont devant eux un horizon clair et des priorités évidentes, que plus personne ne conteste. Je suis convaincue que ce nouveau Conseil administratif saura former une équipe soudée et efficace, à la hauteur des enjeux qui se présentent. Je ne doute pas qu’avec eux, Genève deviendra une ville encore plus solidaire et plus et écologique, une ville respectueuse de l’humain et de la biodiversité.

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